SOCIAL MEDIA TREND INSPIRATION : S1 2026

Sources: @nani_s_makeup /@kaylee.marina /@_toribaker

Chaque mois, l’équipe social media de Cosmetics IC analyse TikTok et Instagram pour repérer les dernières tendances beauté, les techniques et produits viraux. Depuis le début de l’année, les créateurs de contenus beauté ont renoué avec une approche plus artistique, avec des références culturelles fortes et une demande croissante pour des solutions liftantes non invasives.

Voici les trois grandes tendances des réseaux sociaux marquantes en ce début d’année.

1. Le maximalisme PREND LE RELAIS DE L’ÈRE CLEAN GIRL

@nani_s_makeup / @ellamendelsohn

La première moitié de 2026 marque un éloignement de l’esthétique de la clean girl, qui avait dominé la beauté avec son minimalisme maîtrisé et son utilisation de peu de produits. À sa place, la couleur, le maximalisme et une gestuelle plus artistique gagnent du terrain, rapprochant à nouveau le maquillage de l’expérimentation et de l’expression de soi. Sur le TikTok américain, le hashtag #maximalistmakeup progresse ainsi de +184,1 % YoY.

Cette évolution s’observe notamment à travers la tendance Palm Color Mix sur Instagram. Les créateurs appliquent deux teintes contrastées dans la paume de leur main, les mélangent, puis utilisent la couleur obtenue comme point de départ d’un smokey eyes audacieux. En encourageant des associations de couleurs inattendues, la tendance transforme le maquillage en un processus plus créatif et expérientiel.

Le défilé Gucci de la Milan Fashion Week 26 a lui aussi fait écho, de manière inattendue, à cet appétit anti-conformiste. Le smokey eye sombre, flou et volontairement messy, devenu viral, a rapidement été repris sur TikTok comme un look inspirant la liberté, l’imperfection et le refus des esthétiques trop contrôlées.

La beauté a toujours été liée à l’identité, mais dans un contexte sociétal où l’apparence est de plus en plus scrutée, le maquillage prend aujourd’hui une dimension plus politique. Face au glam naturel du mouvement clean girl, ces tendances traduisent une volonté de refaire de la beauté un espace de personnalité et d’expression de soi. Une dynamique portée par la progression des looks Creative Makeup, en hausse de +61,3 % YoY sur le TikTok américain, et du Colorful Makeup, en hausse de +52,9 % QoQ sur l’Instagram américain. La couleur, l’imperfection et l’intensité deviennent alors plus que de simples choix esthétiques : elles signalent une résistance plus large à l’uniformisation.

2. DU GLOBAL GLAM AUX IDENTITÉS CULTURELLES

@c.hwa_s___ / @kaylee.marina

Cette envie d’exprimer son identité prend aussi une forme plus culturelle, avec des tendances makeup qui s’inspirent de plus en plus des codes beauté, des symboles et des esthétiques propres à certaines communautés ou certains pays.

Un premier exemple est apparu lors Nouvel An chinois avec la tendance Red Horse Makeup. Inspiré par l’année du Cheval de Feu, ce look mêle références symboliques et glam look rouge intense. Les créateurs commencent généralement par une base blanche, avant de dessiner un motif de cheval rouge au centre du visage, transformant le maquillage en incarnation directe de l’esprit du Cheval de Feu.

Cette montée des esthétiques ancrées culturellement s’observe aussi avec le Bebot Makeup, une tendance qui célèbre le glam philippin Y2K. « Bebot », un terme d’argot philippin souvent associé aux femmes fatales, devient ici une référence beauté à travers une peau lumineuse, des smokey eyes charbonneux, des sourcils ultra-fins et des lèvres glossy. Même si de nombreux créateurs ayant repris la tendance ne sont pas philippins, sa popularité a contribué à rendre plus visible un look propre à une culture, avec #filipinamakeup qui atteint 7M de vues sur TikTok.

Ensemble, ces tendances montrent que l’expression de soi ne passe plus seulement par la créativité individuelle, mais aussi par la mise en avant d’une identité culturelle. En s’appuyant sur des célébrations symboliques et des esthétiques issues de communautés spécifiques, le maquillage devient un moyen d’affirmer un héritage, une représentation et un sentiment d’appartenance. Cela traduit aussi une demande plus large d’inclusion dans une industrie cosmétique encore largement dominée par l’influence américaine et les standards occidentaux.

3. LES SOLUTIONS LIFTANTES NON INVASIVES

@_toribaker / @melaniseiffert

Côté skincare, le premier trimestre a été marqué par un intérêt croissant pour les solutions liftantes non invasives, avec des consommateurs en quête d’effets raffermissants visibles, sans passer par des procédures esthétiques en cabinet.

Cette dynamique s’est d’abord illustrée avec la montée du Japanese Face Tape, une technique inspirée de la kinésiologie japonaise et intégrée à des routines raffermissantes de nuit. La méthode consiste à appliquer du scotch sur des zones ciblées, sujettes aux rides, afin de créer un léger effet liftant au réveil. Au-delà du résultat, la tendance reflète l’attrait croissant pour les soins à domicile qui promettent une amélioration visible sans aiguilles, avec #facetapeforwrinkles qui atteint 1,8M de vues sur TikTok.

Sous un autre angle, le Retinal est lui aussi de plus en plus populaire car il est promut comme une alternative plus puissante au Retinol, souvent présenté par les créateurs comme un moyen d’obtenir une peau plus lisse, presque “botoxée”. Sa notoriété se reflète dans la progression de #retinal, en hausse de +155,5 % MoM en vues TikTok, notamment à travers des méthodes d’application ciblées, où les créateurs recommandent de déposer de petits points de produit sur les rides d’expression.

Ensemble, ces tendances montrent une approche optimisée de la peau jeune. L’objectif n’est plus seulement de traiter, mais de prévenir, raffermir et structurer le visage. En combinant des outils de nuit avec des actifs plus puissants, la skincare se positionne de plus en plus comme une alternative à domicile à la chirurgie esthétique, notamment auprès des jeunes consommateurs qui adoptent plus tôt des routines anti-âge.

LE POINT DE VUE CIC

Notre équipe social media vous propose un guide indispensable pour décrypter ce qui devient viral, suivant les trends beauté émergeantes sur TikTok et Instagram. Chaque mois, cette sélection s’appuie sur les données de nos partenaires, Spate et Tribe Dynamics.

Pour aller plus loin, retrouvez notre équipe lors de Makeup In Paris pour le Beauty Talk #1 – The Viral Beauty Economy, une conférence dédiée aux dynamiques virales qui façonnent la beauté en 2026.

Pour en savoir plus sur nos Social Books, Inspiration Reports et services de conseil, contactez-nous.

Source : Spate – Vues TikTok US YoY du 4 mai 2025 au 3 mai 2026 vs. 5 mai 2024 au 4 mai 2025 – Vues Instagram US QoQ du 8 février 2026 au 3 mai 2026 vs. 16 novembre 2025 au 8 février 2026 – Vues TikTok US – Vues TikTok US MoM du 1er février 2026 au 1er mars 2026 vs. 4 janvier 2026 au 1er février 2026.

Les marques de beauté accélèrent accélèrent leur ancrage dans le sport

Credits: Mouthwash Studios via Deathtostock

Les marques de beauté et de luxe investissent le sport avec une intention stratégique affirmée. Longtemps limitées à des partenariats d’image, ces collaborations deviennent aujourd’hui structurelles, s’inscrivant dans des engagements de long terme, notamment autour du sport féminin.

Cette accélération fait écho à une mutation que nous anticipions dès 2025 avec la tendance “Life in Movement”, une célébration des corps en action, où la beauté dépasse les idéaux statiques pour embrasser fluidité, puissance et grâce en mouvement. Ce changement de paradigme repositionne les athlètes comme de nouvelles figures culturelles de la beauté, non plus pour leur apparence, mais pour les capacités de leur corps.

Aujourd’hui, cette vision se déploie à grande échelle : les marques investissent le sport non seulement comme un territoire de visibilité, mais comme un espace de légitimité, de performance et de transformation.

1. chanel beauté - la féminité guidée par la performance

Avec le CC League, Chanel illustre pleinement cette évolution. Pensé comme un programme de mentorat sur deux ans, il accompagne un collectif d’athlètes internationales à travers coaching, workshops et développement personnel. Au-delà de la visibilité, cette initiative positionne Chanel comme un acteur engagé dans l’évolution des représentations de la féminité dans le sport, où la performance, la résilience et la diversité occupent une place centrale.

En collaborant directement avec des athlètes de haut niveau, le programme reflète la quête d’excellence de la maison tout en incarnant une approche concrète et durable de l’empowerment féminin.

2. sephora - L’activation immersive dans le sport de compétition

Le partenariat de Sephora avec l’Académie de F1 s’inscrit dans cette dynamique, avec une approche d’activation différente.

À travers des expériences immersives comme les “Glam Bars” en bord de piste, la marque passe de l’observation à la participation, engageant directement les audiences dans l’environnement live du sport.

Cette stratégie transforme la présence de la marque en interaction expérientielle, tout en renforçant son alignement avec la montée en puissance et la visibilité des plateformes sportives féminines.

3. La roche-posay - Tester la performance en conditions extrêmes

Avec son engagement dans l‘America’s Cup, La Roche-Posay pousse encore plus loin cette logique.

Le sport devient ici un véritable terrain d’expérimentation, permettant de co-développer des produits dans des conditions extrêmes aux côtés des athlètes.

La performance n’est plus seulement narrative :
elle devient mesurable, testée et prouvée, renforçant la crédibilité scientifique et l’efficacité des produits.

LE POINT DE VUE CIC

Le sport s’impose comme un territoire stratégique où les marques peuvent affirmer leur raison d’être, leur crédibilité et leur capacité d’innovation. Ce qui a commencé comme une évolution culturelle autour de la “beauty in movement” se transforme aujourd’hui en un repositionnement profond de l’industrie.

À mesure que les consommateurs accordent davantage de valeur à l’expérience, à l’authenticité et à l’engagement émotionnel, le sport devient un point de convergence puissant, mêlant performance, narration et communauté.

Pour les marques de beauté et de luxe, il ne s’agit plus simplement d’entrer dans la conversation, mais de s’y inscrire durablement, en contribuant à redéfinir une beauté active, résiliente et en mouvement permanent.

MULA 2026 BEAUTY TALK #2 : CLEAN BEAUTY 2030

CreditCredits: Chris Abatzis via Deathtostock

Redéfinir la croissance, le sens et la performance

Lors du salon MakeUp in Los Angeles, Cosmetics Inspiration & Creation a organisé une nouvelle édition de sa série Beauty Talk, réunissant des leaders de l’industrie afin la prochaine phase de la beauté clean et responsable.

Animée par Leila Rochet, fondatrice de Cosmetics Inspiration & Creation, la session intitulée « Clean Beauty 2030 : Redéfinir la croissance et la performance » a réuni Victor Casale, cofondateur de MOB Beauty et président de Pact Collective, ainsi qu’Iva Teixeira, fondatrice de The Good Face Project.

Les échanges ont mis en évidence un tournant décisif : la clean beauty n’est plus une finalité, mais un point de départ. À l’horizon 2030, les marques doivent dépasser la simple exclusion d’ingrédients pour adopter une approche plus globale, combinant science, transparence, durabilité et performance.

Des “clean claims” à une vision systémique

Pour cadrer la discussion, Leila Rochet a souligné à quel point le mouvement de la clean beauty a profondément évolué au cours de la dernière décennie. Ce qui relevait autrefois d’un positionnement de niche est désormais devenu une attente mainstream.

« La clean beauty mûrit au-delà de son statut de niche pour devenir une catégorie mainstream. » - Leila Rochet

Mais l’avenir de la beauté responsable exige une approche plus holistique. Leila Rochet a identifié quatre territoires interconnectés qui structurent l’évolution de la catégorie :

Supreme Health : des formulations sûres, guidées par la science, au service du bien-être à long terme

Planet Revival : des ingrédients et des designs produits alignés avec les enjeux climatiques

Ethical Ecosystems : des chaînes d’approvisionnement équitables et la protection de la biodiversité

Hedonistic Nature : une reconnexion à la nature, aux rituels et au bien-être émotionnel

Ensemble, ces dimensions traduisent un passage d’une clean beauty centrée sur la formulation à une responsabilité systémique.

LE CLEAN COMME NOUVELLE BASE

Selon Iva Teixeira, le mouvement de la clean beauty a atteint un niveau de standardisation structurelle. Les “no lists” des distributeurs et les restrictions sur les ingrédients se sont largement stabilisées, ce qui signifie que la notion de clean n’est désormais plus un facteur différenciant.

« La clean beauty a en quelque sorte atteint un cadre de compréhension… elle est devenue la plateforme sur laquelle de nouvelles dimensions vont émerger. » - Iva Teixeira

Le prochain terrain de compétition se jouera donc autour de la performance, de la science avancée et de nouveaux écosystèmes d’ingrédients, notamment la biotechnologie et les formulations assistées par l’IA.

La technologie transforme déjà le développement produit en permettant aux chimistes d’évaluer la conformité réglementaire dès la phase de formulation, accélérant ainsi considérablement le rythme de l’innovation.

LA RÉGLEMENTATION ACCÉLÈRE LA TRANSFORMATION

L’évolution réglementaire constitue un autre moteur clé. Victor Casale souligne que les standards européens influencent de plus en plus l’innovation cosmétique mondiale, notamment en matière de reformulation et de progrès environnemental.

« Le clean reposait autrefois sur des “no lists”. Aujourd’hui, cela inclut aussi le packaging, la durabilité et l’éthique, et la réglementation accélère cette évolution. » - Victor Casale

Parallèlement, les cadres réglementaires deviennent plus fragmentés. Aux États-Unis, par exemple, plusieurs États développent leurs propres législations cosmétiques, complexifiant l’environnement pour les marques globales.

LE PACKAGING : LA PROCHAINE TRANSFORMATION DE LA BEAUTÉ

Au-delà des ingrédients, le packaging est apparu comme l’un des défis les plus urgents pour l’industrie. Victor Casale a expliqué comment MOB Beauty a été conçue autour de de packaging rechargeables et compostables, repensant le cycle de vie des produits de beauté.

« Nous avons passé 50 ans à apprendre aux consommateurs qu’un packaging plus lourd et plus brillant était synonyme de luxe. Mais l’emballage dure des centaines d’années, tandis que le produit ne dure que trois mois. » - Victor Casale

Cependant, le passage à grande échelle de ces solutions nécessite une transformation systémique de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, des fabricants d’emballages jusqu’aux stratégies de conception des marques.

L’ENGAGEMENT COMME NOUVEL AVANTAGE CONCURRENTIEL

Si les technologies et la réglementation accélèrent le changement, Victor Casale a insisté sur le fait que celui-ci repose avant tout sur l’engagement de l’industrie.

« Ma formule du succès, c’est l’engagement. Si vous vous engagez à faire ce qui est juste, vous surmonterez beaucoup de ces obstacles. » - Victor Casale

Les marques qui intégreront la durabilité et la transparence dans leur culture, et non pas uniquement dans leurs discours, seront les mieux positionnées pour la prochaine décennie.

PERSPECTIVES STRATÉGIQUES POUR 2030

À l’horizon 2030, trois priorités stratégiques se dessinent pour les innovateurs de la beauté.

Réinvention des ingrédients
Le remplacement des molécules issues de la pétrochimie devient une priorité centrale pour l’industrie. La biotechnologie et les technologies de fermentation permettent l’émergence d’une nouvelle génération d’ingrédients, combinant meilleure durabilité et haute performance.

Comme l’a souligné Iva Teixeira, cette transition est déjà en cours dans l’ensemble du secteur :

« La priorité numéro un est de remplacer les molécules issues de la pétrochimie dans les formulations. » - Iva Teixeira

Les grandes entreprises de beauté investissent déjà dans des plateformes biotechnologiques capables de produire des actifs de nouvelle génération, conçus pour réduire la dépendance aux intrants pétrochimiques.

Transformation du packaging
Le packaging constitue le prochain enjeu majeur. Le développement de systèmes rechargeables, compostables et circulaires sera essentiel, à mesure que les marques repensent le cycle de vie des produits de beauté et réduisent leur impact environnemental à long terme.

Transparence radicale
La transparence évolue au-delà de la simple déclaration des ingrédients. Les marques doivent désormais communiquer non seulement sur la composition de leurs produits, mais aussi sur leurs modes de formulation, de fabrication et d’approvisionnement.

Comme l’a conclu Leila Rochet, l’avenir de la beauté sera défini par les marques capables de dépasser la notion de clean pour aller vers un impact mesurable et une véritable crédibilité.

« La transparence doit devenir votre super-pouvoir. Il ne s’agit plus de dire les choses, mais de les prouver. » - Leila Rochet

MULA BEAUTY TALK #1: L’ÈRE DE LA BEAUTÉ OPTIMISÉE

Credits: Equinox

Comment la performance, la science et la technologie redéfinissent l’industrie

Lors du salon MakeUp in Los Angeles, Cosmetics Inspiration & Creation a inauguré la première session de sa série Beauty Talk, explorant une industrie en pleine transformation, où performance, efficacité et technologie redéfinissent les standards.

Animée par Leila Rochet, fondatrice de Cosmetics Inspiration & Creation, cette session intitulée « L’Ère de l’Optimisation : comment la beauté évolue vers un nouveau niveau d’efficacité » a réuni Gloria Ryu, Chief Product Officer chez Haus Labs de Lady Gaga, Michelle Lee, fondatrice et CEO de Monologue et ex-rédactrice en chef d’Allure, ainsi que Max Farrow, directeur marketing chez Nuon Medical.

Ensemble, ils ont la transformation d’une beauté historiquement portée par l’aspiration et de narration vers des systèmes de performance mesurables, alimentés par la science, les dispositifs technologiques et des attentes consommateurs de plus en plus sophistiquées.

ENTRER DANS L’ÈRE DU FLOW

Pour cadrer les échanges, Leila Rochet a introduit le contexte culturel plus large qui façonne aujourd’hui l’industrie de la beauté. Le dernier rapport de prospective de Cosmetics Inspiration & Creation, The Age of Flow, met en lumière un monde caractérisé par une accélération permanente et l’adaptation continue.

Intensification technologique, systèmes pilotés par l’IA, instabilité climatique et évolution des normes sociales redéfinissent les attentes. La beauté n’est plus statique ni purement esthétique : elle devient adaptative, expérientielle et orientée performance.

Dans ce contexte, émerge ce que Cosmetics IC identifie comme l’Ère de l’Optimisation, à la croisée de la beauté, du wellness, des sciences du sport et de la culture de la longévité.

Les consommateurs abordent désormais la beauté comme un écosystème de performance, combinant skincare, outils, habitudes de vie et stratégies de récupération (recovery).

LA PERFORMANCE COMME NOUVEAU STANDARD BEAUTÉ

Pour Gloria Ryu, la transformation de Haus Labs illustre parfaitement ce basculement vers une approche pilotée par la science, même en maquillage. À son arrivée il y a cinq ans, l’enjeu était de repositionner la marque, passant d’un label porté par une célébrité à une véritable plateforme d’innovation.

« Nous avons constaté que le marché évoluait clairement d’une approche centrée sur le concept vers une approche davantage orientée sur la performance. » - Gloria Ryu

Ce repositionnement a nécessité de repenser l’ensemble de l’écosystème produit, du choix des ingrédients et des formulations jusqu’au design des packagings et aux protocoles de test. Aujourd’hui, la performance est validée par des tests de résistance en conditions réelles particulièrement exigeants, incluant des tests sur scène avec Lady Gaga et des danseurs professionnels afin de garantir des produits « life-proof ».

L’objectif : opérer à l’intersection de la science et de l’artistique, en utilisant la technologie pour amplifier la créativité, non la remplacer.

L’ÉMERGENCE DU CONSOMMATEUR TOURNÉ PERFORMANCE

Michelle Lee a apporté un éclairage issu de son expérience dans l’édition et le développement de marques.

Au cours de la dernière décennie, le consommateur est devenu nettement plus informé sur les ingrédients et les revendications scientifiques. Néanmoins, la performance reste le critère décisif.

« Au final, tout repose encore sur l’expérience utilisateur - sur l’efficacité réelle du produit. » - Michelle Lee

Les marques doivent trouver l’équilibre entre crédibilité clinique et narration, en veillant à ce que la science soutienne l’expérience sans la complexifier.

LES OUTILS ET LA TECHNOLOGIE REDÉFINISSENT L’EFFICACITÉ

Autre dimension clé de cette ère : la convergence croissante entre cosmétique, technologie médicale et ingénierie. Des acteurs comme Nuon Medical en intégrant des technologies de grade clinique (issus de leur expertise en dispositifs médicaux) directement dans les produits de beauté, renforçant leur efficacité et accélérant les cycles d’innovation.

Comme l’a expliqué Max Farrow, la technologie ne se contente pas d’améliorer l’efficacité des produits, elle transforme également la rapidité avec laquelle les innovations peuvent être développées et mises sur le marché.

« Nous raccourcissons considérablement le time-to-market, en développant des prototypes fonctionnels en quelques jours au lieu de plusieurs mois. » - Max Farrow

Cette accélération traduit un changement structurel : la beauté devient un système de haute performance, combinant formulation, dispositifs technologiques et développement en temps réel.

LA SCIENCE ÉLÈVE LES EXIGENCES EN MATIÈRE D’INNOVATION

À mesure que la culture scientifique se diffuse, les exigences évoluent rapidement, tant en développement produit qu’en communication. Gloria Ryu souligne une moindre tolérance face aux discours scientifiques flous :

« Les consommateurs sont beaucoup moins tolérants face à un discours scientifique vague, il faut prouver ce que l’on avance. » - Gloria Ryu

Cette évolution oblige les marques à investir davantage dans les tests, la validation et les partenariats en R&D afin de construire une crédibilité durable.

L’innovation entre dans une phase où elle doit être à la fois visible, démontrable et mesurable.

LES DÉFIS STRATÉGIQUES À VENIR

Les intervenants ont identifié plusieurs tensions majeures pour l’avenir de l’innovation beauté :

Hyper-accélération de l’innovation

Les technologies, l’IA et les écosystèmes globaux compressent les cycles de développement tout en augmentant les attentes de différenciation.

Influences globales

K-Beauty, J-Beauty et marchés émergents redéfinissent les cultures ingrédients, les textures et les formats à une vitesse inédite.

La bataille de l’attention

Comme l’a souligné Michelle Lee, les marques de beauté ne sont désormais plus seulement en concurrence avec d’autres marques de beauté.

« Nos concurrents ne sont plus uniquement les autres marques de beauté, mais tout ce qui capte l’attention.. » - Michelle Lee

Plateformes sociales, streaming et culture digitale redéfinissent les stratégies d’engagement.

Vers une beauté comme système de performance

Conclusion clé : la beauté évolue vers un système holistique de performance.

Produits, dispositifs, rituels de bien-être et technologies convergent pour délivrer des résultats optimisés sur la peau, le corps et le mode de vie. Le défi pour les marques ne sera pas seulement d’innover, mais de le faire avec clarté, authenticité et impact mesurable.

Comme l’a résumé Gloria Ryu, l’avenir de la beauté dépendra de la capacité à innover en profondeur plutôt qu’en surface.

« À mesure que le marché devient plus expert, les différenciations superficielles sont rapidement exposées. » - Gloria Ryu

Dans cette Ère de l’Optimisation, l’innovation réelle appartiendra aux marques capables d’orchestrer science, performance et sens dans un système cohérent.

LE POINT DE VUE CIC

L’ère de l’optimisation marque un changement structurel dans la création de valeur en beauté.
La performance n’est plus un facteur différenciant : elle constitue désormais le standard.

La prochaine génération de leaders sera définie par sa capacité à orchestrer des écosystèmes, plutôt que de simples produits — en combinant formulation, dispositifs, data et expérience au sein de systèmes cohérents et orientés résultats.

Le risque réside dans un déséquilibre : surinvestir la technologie au détriment du sens, ou, à l’inverse, privilégier le storytelling sans substance.

Dans un contexte où les consommateurs sont à la fois très informés et soumis à une fragmentation de l’attention, seules les marques capables d’aligner crédibilité, clarté et pertinence culturelle pourront s’inscrire durablement.

Au fond, l’ère de l’optimisation ne consiste pas à faire plus, mais à faire mieux avec précision, cohérence et intention.

Pour en savoir plus sur le dernier rapport de l’agence, contactez notre équipe.

THE AGE OF FLOW: 5 TENDances majeures POUR 2026 ET AU DELÀ

Credits: Shauna Summers via Deathtostock

Dans notre White Book 2026, l’équipe Cosmetics IC décrypte les évolutions sociétales et les innovations beauté de rupture qui transformeront le secteur pour les années à venir, en 2026 et au-delà.

L’industrie de la beauté entre dans une nouvelle phase de transformation, façonnée par un mouvement constant, l’incertitude et l’accélération, mais également par un désir croissant de contrôle, d’ancrage et d’intention. Dans un monde marqué par l’intensité technologique, l’IA, l’instabilité climatique et l’évolution des normes sociales, les consommateurs s’adaptent. L’âge, les catégories et les cadres rigides perdent de leur pertinence, remplacés par des identités plus fluides, une expertise et des choix profondément personnels. La beauté n’est plus statique ni purement esthétique : elle est devenue adaptative, expérimentale et émotionnellement stratégique.

The Age of Flow incarne ces évolutions. Il traduit un basculement culturel où les consommateurs apprennent à naviguer entre les extrêmes : performance et soin, indulgence et discipline, technologie et humanité. Le flow renvoie à un mouvement intentionnel : savoir quand accélérer, quand se protéger, quand se faire plaisir, et quand revenir à l’essentiel.

« La beauté fonctionne désormais comme un outil d’alignement. De la performance physique améliorée et du medi-wellness aux rituels protecteurs, en passant par le plaisir sensoriel, l’expertise humaine et l’expression de soi, les marques répondent à un consommateur plus informé, plus exigeant et plus intentionnel que jamais », explique Leïla Rochet, Chief Inspiration Officer de Cosmetics Inspiration & Creation.

Voici 5 territoires d’inspiration pour nourrir vos futures innovations.

1. SUPERHUMAN FUTURE: The optimization era

À la croisée du sport, du wellness et de la beauté, la performance n’est plus instinctive ou ponctuelle. Elle devient structurée, intentionnelle et system-led. Les consommateurs remplacent leurs routines par des protocoles : des séquences calibrées, conçues pour réguler le corps, optimiser l’efficacité et générer des résultats mesurables. La force ne se définit plus par l’apparence, mais par la capacité fonctionnelle, la durabilité et l’autonomie à long terme.

Cette philosophie s’incarne dans l’essor de formats tels que l’HYROX, qui valorisent la régularité, l’endurance et la force fonctionnelle plutôt que l’ultra-spécialisation. Les marques de fitness premium renforcent également cet état d’esprit. La plateforme  Equinox’s It’s Not Fitness, It’s Life requalifie la performance physique comme une philosophie de vie, valorisant l’engagement et l’appropriation de son corps comme des moyens d’expressions identitaires.

Les codes de cette performance s’étendent désormais à la mode et à la beauté : le mascara Lash Latex de YSL emprunte le langage du training, abordant les cils à travers les notions de répétition, d’endurance et de lift, plutôt que d’une sublimation instantanée.

La récupération devient elle-même une performance stratégique. La collaboration Nike x Hyperice’s Hyperbootintègre l’échauffement et la récupération directement dans les chaussures, tandis que la beauté adopte des protocoles technologiques, à l’image de la  Vagheggi x Nuon Medical’s 75.25 Longevity Day Cream où la logique des traitements professionnels est adaptée à usage à domicile.

 À l’avenir, la beauté fonctionnera comme un véritable système d’optimisation, conciliant performance, récupération et longévité.

2. HUSH STATE: Protective harmony

À l’ère de l’intensité et des extrêmes, le calme n’est plus passif. Il est régulé, conçu et stratégique. L’intensification du stress environnemental, des changements climatiques et de la surcharge mentale, amènent les consommateurs à ne plus recherchés l’évasion, mais l’équilibre, comme une manière de préserver leur stabilité intérieure tout en évoluant dans un contexte d’instabilité externe.

Cette évolution se traduit par un nouveau langage esthétique fondé sur la douceur, la retenue et des espaces de calme visuels. La teinte Cloud Dancer de Pantone, décrite comme « une nuance discrète qui promet la clarté », incarne ce désir de simplification et d’apaisement sensoriel. Dans la sphère culturelle, le dernier album de Rosalía  explore la spiritualité à travers la vulnérabilité et la contradiction, signalant des formes de transcendance plus silencieuses et introspectives.

L’harmonie protectrice s’étend également aux environnements physiques. L’hospitalité accorde une place croissante au silence, à la lenteur et à la régulation du système nerveux, érigeant le calme en valeur centrale du luxe. Aman Resorts a été un pionnier dans cette approche en redéfinissant l’hôtel comme un lieu de retraite plutôt que de stimulation, où l’architecture et le rythme favorisent l’introspection et la récupération.

Dans la beauté, la protection commence par une régulation en temps réel. Le refroidissement est requalifié en défense active à travers des produits tels que l’Ice-Cooling Cloud Cream de TIRTIR. La skincare cible également directement les effets du stress, avec la Magnesium Milk Barrier Reset Jelly Mist de Beekman 1802, formulée pour apaiser les irritations liées au cortisol.

À l’avenir, le calme fonctionnera comme une forme de flow durable, maintenant l’équilibre sans interrompre le mouvement.

3. LIBERATING REWARDS: Pleasure by design

Dans un contexte croissant de contrôle et d’optimisation, le plaisir devient intentionnel. La sensation n’est plus superficielle : elle devient un levier d’engagement, d’efficacité et d’élan. À mesure que le quotidien se structure et se discipline, les consommateurs recherchent activement des moments de relâchement capables de nourrir le désir sans compromettre la performance.

Des signaux de plaisir hyper-spécifiques déclenchent désormais des réponses émotionnelles immédiates. Le retour de la banane comme obsession sensorielle illustre cette dynamique. Le Banana Yellow Lip Balm de Prada, devenu viral, transforme un motif familier en objet de beauté défini, tandis que le Banana Lip Oil de AMUSE intensifie la dimension tactile à travers la texture, le parfum et des applicateurs oversized, prolongeant le plaisir au sein d’expériences retail immersives. 

La beauté puise de plus en plus dans la culture culinaire collective, transformant des indulgences quotidiennes en capital émotionnel. L’Eau de Croissant de Lidl élève une icône du mass-market au rang d’objet sensoriel, tandis que des collaborations avec des chefs pâtissiers comme Nina Métayer pour Burberry Goddesstransforment le goût en parfum, en texture et en storytelling.

Le plaisir devient également fonctionnel. Le Kissylips Cushy Shine Lip and Cheek Balm de Fel Beauty positionne l’élévation émotionnelle comme un bénéfice mesurable, tandis que des marques comme Tree Hut placent l’excès sensoriel au cœur de leur identité.

À l’avenir, le plaisir sera délibérément conçu comme un accélérateur de performance, soutenant l’engagement et la motivation.

4. hands of mastery: human expertise, elevated authority

À mesure que l’automatisation, les algorithmes et l’IA accélèrent la production, l’expertise humaine gagne en valeur. La rapidité et d’excellents outputs ne suffisent plus. Ce qui devient réellement différenciant, c’est la maîtrise : la visibilité du savoir-faire, de l’intention et du jugement exercé.

Le craft et le process retrouvent aujourd’hui une vraie valeur culturelle.  L’expansion de Erewhon illustre comment la culture culinaire artisanale et une sélection ultra-soignée des produits deviennent des marqueurs de luxe à part entière. Parallèlement, l’intérêt croissant pour la cuisine et le grocery tourism traduit un désir plus large de discernement, de connaissance produit et de savoir-faire.

Dans le luxe, l’autorité intellectuelle devient aspirationnelle. La campagne Making of Old de Miu Miu revalorise le cuir vieilli comme un choix intentionnel, en positionnant le temps et le processus comme une signature et non comme un défaut. Les objets sont désormais évalués à travers la connaissance des matériaux, des méthodes et du savoir-faire qui les façonnent.

Dans la beauté, la confiance se reconstruit autour de propositions portées par des experts. DUA de Augustinus Bader met en avant la technologie TFC5™ comme preuve scientifique centrale, tandis que L’Ingredient Book de The Ordinary renforce la capacité de décryptage du consommateur. En parallèle, le maquillage retrouve une forme d’autorité à travers des marques fondées par des makeup artists (m.ph, Hung Vanngo Beauty…) et des figures reconnues telles que Nina Park.

À l’avenir, la beauté privilégiera la maîtrise humaine plutôt que l’automatisation, en positionnant l’expertise comme sa forme ultime d’autorité.

5. Rebel identity: rule-breaking reinvention

À mesure que les normes sociales se fragmentent et que l’autorité traditionnelle s’érode, l’identité devient un acte de désobéissance. L’âge, le genre, les codes esthétiques et les conventions d’usage sont de plus en plus rejetés au profit d’une expression auto-définie. La neutralité est refusée, et le poli laisse place à la provocation.

La mode reprend son rôle de résistance culturelle. La collection Tower de Rick Owens présentée lors de la Paris Men’s FW26 exagère les symboles d’autorité pour les dépouiller de leur pouvoir, tandis que Cage of Innocence de Dilara Findikoglu remet en question les notions de vertu et de retenue à travers la déconstruction et le symbolisme.

 Ce rejet du raffinement s’étend à la beauté. L’émergence du modèle de la « messy girl » célèbre l’imperfection comme gage d’authenticité, un principe illustré par les coiffures punk et les textures exagérées de Dior Men FW26. La beauté devient alors un langage de tension, d’excès et de visibilité. Les marques encouragent de plus en plus une auto-expression intense. La collaboration de MAC Cosmetics avec Chappell Roan transforme le maquillage en spectacle, tandis que des formats expérimentaux comme le Chromatic Gel de Zara Hair ou le Shimmerstick de About Face invitent les consommateurs à explorer l’inconventionnel.

À l’avenir, la beauté fonctionnera comme un outil de réinvention de soi transgressive : fluide, expressive et assumée.

LE POINT DE VUE CIC

Pour découvrir de près nos 5 grandes tendances pour 2026 et au-delà, rendez-vous sur notre stand (K48) lors du prochain salon MakeUp in Los Angeles (4 et 5 mars), où notre CIO, Leila Rochet, vous présentera personnellement une sélection de produits internationaux à notre Inspiration Bar, conçue pour illustrer plusieurs des thématiques évoquées ci-dessus. Plus d’informations ici.

La version complète de notre White Book 2026 : The Age of Flow est désormais disponible, contactez-nous pour en savoir plus.

Beauty Rewired: Adaptive Beauty Systems

Unsplash

Lors de notre prochain Beauty Talk à MakeUp in New York (17 septembre), intitulée “Beauty Rewired: Adaptive Beauty Systems”, notre Chief Inspiration Officer, Leïla Rochet, explorera comment l’alliance entre technologie, science et beauté est en train de redéfinir l’industrie - du sourcing à la vente.

« Dans cette ère d’innovation accélérée, la beauté devient une force dynamique et tournée vers l’avenir, unissant l’échelle microscopique des biotechnologies aux horizons infinis des réalités virtuelles. »


Leïla Rochet, Chief Inspiration Officer, Cosmetics Inspiration & Creation

INTERACTIONS AUGMENTÉES

Alors que les consommateurs adoptent de plus en plus la créativité assistée par l’IA - 65 % d’entre eux estimant qu’elle favorisera l’expression artistique et le progrès (Vox) - les marques beauté disposent d’une opportunité stratégique pour transformer l’innovation technologique en moteur d’émotion et de désir. Pour la jeune génération, la logique est claire : si l’IA simplifie la vie, elle mérite d’être adoptée - plus de la moitié des Gen Z américaines soutiennent l’usage de l’IA générative pour la personnalisation (Statista).

Les récents lancements témoignent de ce potentiel : glow-ups grâce à ChatGPT, massages robotiques Aescape, ou encore diagnostics IA via le Muilli AI Dermascope de SmartSKN et le Cell BioPrint de L’Oréal. Autant d’expériences ultra-personnalisées, capables d’anticiper les besoins individuels - de la santé à la beauté, du diagnostic à l’expression créative.

Parallèlement, la technologie devient un levier de co-création et de fidélisation communautaire. La marque Kiki World, pionnière du beauty connecté, a levé 5 millions de dollars en 2024 pour développer sa plateforme blockchain, permettant aux consommateurs de voter pour les futurs produits, de cumuler des points et de débloquer des avantages exclusifs. Grâce à la technologie NFC, la beauté s’ouvre désormais à une nouvelle ère d’interactions participatives et sensorielles.

FUTURS BIOTECH : QUAND LA DURABILITÉ RENCONTRE LA SCIENCE

À mesure que les marques beauté cherchent à garantir leur résilience future, la biotechnologie et les formulations pilotées par l’IA s’imposent comme de véritables leviers de transformation. Les ingrédients cultivés en laboratoire et les outils d’innovation augmentée, tels que BeautyORB de Debut, capable d’analyser plus de 50 milliards d’ingrédient, ouvrent la voie à une beauté plus durable, performante et maîtrisée.

Dans cette dynamique, les fermes contrôlées par IA deviennent un atout clé pour les marques soucieuses de sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement et leur impact environnemental. Le Derm-Restore Super Serum d’Odacité (mai 2024) illustre cette avancée : formulé à partir d’edelweiss cultivé en laboratoire, une fleur rare et précieuse, il démontre le potentiel de la culture intelligente pour préserver la biodiversité tout en renforçant l’efficacité cosmétique.

De son côté, Jillian Dempsey collabore avec la plateforme Provenance, propulsée par IA, pour garantir une traçabilité totale - de la source à la composition - faisant de la transparence ingrédient un pilier central de l’expérience marque.

LE POINT DE VUE Cosmetics IC

L’avenir de la beauté s’écrit à la croisée de la biotechnologie, de l’intelligence artificielle et de l’expression de soi. Dans un monde où le digital et le physique se fondent harmonieusement, les marques doivent embrasser cette mutation pour rester pertinentes. Cela implique d’investir dans des environnements pilotés par IA et des alternatives cultivées en laboratoire pour assurer la viabilité et la différenciation à long terme ; d’utiliser l’IA comme catalyseur créatif favorisant l’expression individuelle ; et d’explorer les voies d’une hyper-personnalisation à grande échelle.

Pour plonger au cœur des tendances qui façonnent le futur de la beauté, retrouvez l’équipe de Cosmetics Inspiration & Creation dans l’espace Trends Area de MakeUp in New York les 17 et 18 septembre - stand A48.

Notre Beauty Talk - Beauty Rewired: Adaptive Beauty Systems, se tiendra le 17 septembre 2025, de 13h30 à 14h15 dans The Beauty Agora. Leïla Rochet sera en dialogue avec Alex Rawitz (Director of Research and Insights, CreatorIQ) et Sarah Jindal (Mintel) pour explorer comment les nouvelles technologies, de la biotech aux interfaces sensorielles, redéfinissent le potentiel de la beauté - nourrissant une innovation radicale, repoussant les frontières de la performance et transformant les attentes en matière d’efficacité et de personnalisation.

TRANSCENDENT NATURE : Des ambitions audacieuses pour un avenir meilleur

Photo: Cosmetics Inspiration & Creation au MakeUp in NewYork - avec Leila Rochet (Cosmetics Inspiration & Creation), Sarah Jindal (Mintel) et Sebastien Bardon (Capsum)

Lors du MakeUp in New York, Sarah Jindal (Mintel) et Sébastien Bardon, PDG de Capsum, ont rejoint Leïla Rochet pour discuter du thème « Transcendent Nature », explorant l'importance d'exploiter la science et la technologie de pointe afin de construire un avenir plus holistique et durable pour l'industrie de la beauté.

Durant ce Beauty Talk, Leïla Rochet a mis en lumière les principaux changements et initiatives internationales en matière de ressources éthiques et de développement durable. Sarah Jindal a présenté les dernières analyses des tendances consommateurs de Mintel, en mettant l'accent sur les évolutions récentes du marché de la beauté à l'échelle mondiale. Enfin, Sébastien Bardon, CEO et co-fondateur de Capsum, a poursuivi la discussion en partageant son expertise sur les technologies microfluidiques appliquées à la beauté, cœur de l'innovation de Capsum, fabricant contractuel à la pointe de la science.

 

« À l'avenir, le développement durable sera abordé à l'aide d'idées novatrices et de partenariats entre les secteurs d'activité, amenant des solutions qui bénéficieront les personnes comme l’environnement. Répondant à une pression croissante de la part des consommateurs, les marques éco-natives guideront une transformation à l’échelle de l’industrie, définissants de nouveaux standards en packaging éco-désirable et en innovations makeup ambitieuses. »

— Leila Rochet - CIO - Cosmetics Inspiration & Creation

 

Les attentes des consommateurs transforment rapidement l'industrie en matière de clean beauty, poussant les marques à démontrer un engagement profond envers le développement durable et l'éthique, bien au-delà des tendances superficielles. Voici les points clés de la conférence :

 

Un Nouvel Impératif pour les Consommateurs

Les consommateurs recherchent des solutions bénéfiques à la fois pour les individus et pour la planète, incitant les marques à prioriser leurs investissements dans des ressources et une production éthiques. Les produits appuyés par des données et des experts gagneront en crédibilité auprès de consommateurs avertis, mais sceptiques – selon Mintel, 30 % d’entre eux déclarent faire confiance à une marque lorsqu'elle met en place de solides initiatives en matière de développement durable.

« Nous savons que les consommateurs aspirent à un mode de vie plus respectueux de l’environnement », explique Sarah Jindal, qui souligne un changement majeur dans le pouvoir d’achat : un tiers des adultes américains se disent désormais engagés en faveur du développement durable. « Il y a quelques années, beaucoup ne pensaient pas que leurs actions avaient un réel impact. Aujourd’hui, l’optimisme est là. Un sentiment positif comme celui-ci est puissant, car il renforce l’engagement des consommateurs envers les initiatives des marques, créant ainsi un alignement entre leurs comportements et les messages de marque. »

Ce changement favorise les collaborations intersectorielles entre marques éco-natives et innovateurs en sciences et technologies, une dynamique qui fait partie intégrante du Capsum Lab, a admis Bardon. En tant qu'entreprise fondée sur l’expérimentation, Capsum investit dans des entreprises B2B pionnières en matière d’ingrédients, de packaging et d’innovation technologique, garantissant ainsi à son équipe un flux continu d’idées et d’inspiration.

« Le développement durable est au cœur de notre travail, » explique-t-il. « Maintenir un double focus sur l’attractivité du produit et les engagements environnementaux est un défi, mais c’est essentiel. » Le PDG de Capsum a également souligné que l’entreprise est guidée par ses clients et que leur engagement constant est indispensable pour rester à la pointe de leurs attentes. 

Biotechnologie : Une Force de Transformation

« Dans la mode, l’alimentation et le design produit, nous observons d’ambitieux progrès en innovation durable avec l’émergence de nouveaux matériaux et ingrédients réduisant radicalement notre dépendance aux ressources non renouvelables, » explique Leïla Rochet, CIO de Cosmetics Inspiration & Creation. L’agence met en avant l’essor des textiles et matériaux bio-conçus adoptés dans d’autres industries.

La biotechnologie ne se limite plus à un simple outil : elle devient le socle de l’innovation durable. « Au cours des trois dernières années, nous avons constaté une augmentation de 89 % des produits mentionnant la fermentation, une hausse de 312 % des références au biome, et une progression de 146 % de l’usage des termes biotech ou biotechnologie sur les packagings, » révèle Jindal.

Les marques mettent de plus en plus en avant ces aspects sur leurs emballages afin d’éduquer les consommateurs et de différencier leurs offres. En soulignant les avantages environnementaux des ingrédients cultivés en laboratoire et en collaborant avec des influenceurs spécialisés en sciences, elles peuvent lever les incertitudes des consommateurs et capter l’attention des 24 % d’Américains désireux d’en apprendre davantage sur ces innovations.

Les avancées dans ce domaine permettent le développement d’ingrédients durables cultivés en laboratoire, qui rivalisent - et dépassent souvent - les performances des ingrédients traditionnels. C’est notamment le cas des actifs microencapsulés de Capsum, qui allient efficacité supérieure et impact environnemental réduit.

Transparence Totale

La transition vers la durabilité ne se limite pas à l’innovation en formulation ; elle englobe également des pratiques éthiques à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement. Aujourd’hui, plus d’un tiers des consommateurs (39 %) âgés de 18 à 44 ans souhaitent que les produits soient issus d’un approvisionnement éthique.

Les jeunes consommateurs sont les principaux moteurs de cette évolution, ne faisant plus de distinction entre ce qui est bénéfique pour l’environnement et ce qui l’est pour les personnes. Selon Jindal, cela s’explique par leur sentiment d’avoir davantage à perdre, notant que « le positionnement éco-éthique, qui englobe des enjeux tels que la biodiversité et l’approvisionnement responsable, résonne profondément auprès des jeunes générations, car elles s’impliquent activement pour préserver la viabilité de la planète à long terme. »

Capsum investit dans des fermes verticales afin de sécuriser l’approvisionnement de ses ingrédients, permettant aux scientifiques de cultiver des plantes aux propriétés renforcées tout en économisant l’eau et en réduisant les pertes souvent associées aux cultures en plein champ. « Ce niveau de contrôle garantit une qualité et une traçabilité constantes, répondant ainsi aux attentes croissantes des consommateurs, » explique Bardon.

 

LE POINT DE VUE COSMETICS IC

 L’avenir de la beauté repose sur l’application de la science et de la technologie pour aller au-delà des limites de la nature. Cela implique d’explorer des pratiques régénératrices et des sources d’ingrédients durables afin de réduire la dépendance de l’industrie aux ressources non renouvelables. Les marques ne pourront bâtir un avenir plus vert qu’en dépassant la simple notion de "clean beauty", en démocratisant l’efficacité et en créant de la valeur, forgeant ainsi une alliance puissante entre science, technologie et nature. 

Notre rapport What’s Up #21 (disponible dès maintenant) explore le besoin croissant des consommateurs de se reconnecter aux éléments essentiels de la nature, dans un contexte où les effets du changement climatique se font de plus en plus ressentir. Pour répondre à cette attente, les marques doivent investir dans de nouveaux matériaux biotechnologiques, des produits infusés de plantes et des approches de bien-être et de médecine exploitant les propriétés thérapeutiques de la nature, plaçant ainsi l’innovation bio-inspirée au cœur des nouvelles avancées.

Contactez l'équipe dès aujourd'hui pour plus d'informations.

 (Toutes les statistiques sont fournies par Mintel)

RENCONTRE : AUTOUR de LA CLEAN BEAUTY AVEC ANNIE JACKSON, DIRECTRICE GÉNÉRALE ET CO-FONDATRICE DE CREDO

Annie Jackson est l'une des dirigeantes les plus influentes des États-Unis. Elle joue un rôle clé dans le secteur de la beauté depuis le début de sa carrière chez Estee Lauder, avant de faire partie de l'équipe qui a introduit Sephora USA. Il y a un peu plus de dix ans, Annie a co-fondé le clean beauty retailer Credo, qui est aujourd'hui résolument établi comme l'un des plus grands leaders américains en matière de beauté durable.

"Annie Jackson est l'une des principales voix du mouvement de la clean beauty et de la durabilité. En tant que co-fondatrice et directrice générale de Credo, Annie est particulièrement bien placée pour donner un aperçu de l'évolution du secteur de la clean beauty et pour partager ses idées sur la manière dont l'industrie doit s'adapter pour assurer un avenir meilleur. La valeur étant rapidement redéfinie par les consommateurs qui exigent une plus grande responsabilité environnementale, les marques sont amenées à prendre en compte les impacts futurs de leurs produits. Credo est un acteur proactif du progrès, travaillant aux côtés des marques pour faire évoluer les normes de durabilité qui vont bien au-delà des attentes actuelles des consommateurs." Leila Rochet - Cosmetics Inspiration & Creation.

Lors du récent événement MakeUp in Los Angeles, Annie a rejoint notre Chief Innovation Officer, Leila Rochet, pour discuter de l'une des tendances clés de l'agence pour 2024 - Symbiotic Progress : S'adapter pour un meilleur avenir.

Poursuivez votre lecture pour découvrir un extrait exclusif de l'entretien de Leila et Annie sur la beauté, au cours duquel Annie partage sa vision de l'avenir de la beauté propre et révèle les priorités changeantes des consommateurs de Credo.

Leila Rochet : Comment s'est déroulé votre parcours dans le secteur de la beauté, qui vous a conduit à votre rôle actuel de PDG de Credo ?

Annie Jackson : Nous avons commencé à élaborer le concept de Credo en 2013 et avons ouvert notre premier magasin en 2015. Nous venons d'ouvrir notre 16e magasin. Nous sommes un concept de retail physique. Bien que le numérique soit très important pour toute entreprise aujourd'hui, c'est en rencontrant les clients là où ils se trouvent, dans les quartiers, où les gens ont un mode de vie sain, font de l'exercice et investissent dans leur santé, que l'on trouve un Credo. Nous voulons que les gens puissent explorer et trouver de nouvelles marques, essayer les produits et travailler avec nos esthéticiennes et nos maquilleurs. Et c'est ce à quoi nous nous attachons en permanence.

En 2013, nous voulions vraiment voir s'il était possible de créer une marque aussi efficace qu'une marque de produits de beauté conventionnelle en termes de formule et de packaging, mais avec des ingrédients essentiellement végétaux dans des options plus durables. Nous nous sommes inspirés du mouvement de l'alimentation biologique et avons réalisé que les gens investissaient dans des options plus saines et s'informaient sur les produits qu'ils souhaitaient acheter. Nous étions donc curieux de savoir si nous pouvions trouver suffisamment de marques pour remplir ce magasin. Nous avons ouvert notre premier magasin à San Francisco, en nous mesurant aux marques de produits de beauté conventionnelles. Nous avons commencé avec une soixantaine de marques et nous en avons 105 aujourd'hui. Environ un quart des marques avec lesquelles nous avons commencé sont toujours présentes dix ans plus tard.

Leila : Les défis ont dû être nombreux lorsque vous avez commencé. Comment se comparent-ils à ceux que vous rencontrez aujourd'hui ?

Annie : Et bien, je pense que je peux dire sans me tromper que pour tout entrepreneur ou fondateur, ce n'est jamais un chemin linéaire. Nous avons connu la crise COVID alors que nous essayions de développer une activité de retail physique, ce qui demande une forte intensité de capital. En outre, lorsque nous avons démarré, nous avions cet écosystème de marques qui se réjouissaient de trouver un partenaire retail et qui voulaient se développer à nos côtés. Aujourd'hui, la clientèle s'est tellement développée que ces marques s'étendent et deviennent des distributeurs plus importants, ce qui est extraordinaire. Le fait que des revendeurs plus importants que Credo s'engagent à mettre des produits plus sûrs sur leurs étagères est une chose étonnante. Mais d'un point de vue commercial, cela devient un véritable défi, car cela nuit à notre part de marché. C'est une question délicate.

Cela ne nous a pas empêchés d'être passionnés par ce que nous faisons. Nous nous efforçons d'avoir un impact positif sur l'industrie de la beauté et nous sommes donc souvent au coude à coude avec nos concurrents - Sephora, Ulta, Detox Market et d'autres. Mais vous savez, nous sommes tous dans le même bateau. Et je pense que plus nous nous unissons pour faire de meilleurs choix pour la santé humaine, plus c'est une bonne chose.

Leila : Comment vous assurez-vous que les produits que vous vendez dans vos magasins sont les plus sûrs ?

Annie : Auparavant, nous vérifiions manuellement les produits par rapport à notre norme, mais aujourd'hui nous utilisons une plateforme technologique appelée Novi. Nous avons également investi dans une équipe de spécialistes de l'impact, issus des milieux de l'environnement, de la toxicologie et de la science, pour nous aider à nous orienter. Aujourd'hui, ce que nous faisons en tant qu'organisation, c'est nous demander s'il n'y aurait pas une meilleure façon de faire. Pour nous, la recette magique consiste à trouver des marques qui ne se contentent pas de respecter nos normes, mais qui les dépassent ou qui sont sur la bonne voie pour les dépasser. Ce qui me rend si fière de la communauté de marques que nous avons, c'est que ces personnes se sont retroussé les manches et ont fait le dur travail - elles paient plus d'argent et prennent plus de temps pour mettre leurs produits sur le marché. Et elles poussent la communauté des producteurs sous traitants à examiner d'autres ingrédients et à explorer d'autres options.

Leila : Comment aidez-vous vos consommateurs à s'y retrouver dans tous ces changements et quelles sont, selon vous, leurs priorités ?

Annie : Depuis le début, nos clients ont toujours été préoccupés par les emballages. Au début, alors que nous contrôlions les marques en fonction d'une liste d'ingrédients réglementées, les consommateurs disaient toujours : "Je déteste tout ce plastique !". Les clients veulent absolument faire partie de la solution. Nous avons co-fondé le programme de collecte d'emballages Pact Collective avec d'autres parties prenantes, mais nous discutons également sur le lieu de vente de ce qui est recyclable. La prochaine chose qui nous préoccupe le plus est l'examen des ingrédients qui n'ont pas de données et qui ne sont pas considérés comme sûrs ou bons pour la santé. Nous commençons donc à nous pencher sur cette question avec Chem Forward, qui est un partenaire à caractère non lucratif. Il se peut que certains produits de Credo disparaissent, mais vous savez, c'est pour cette raison que nous sommes là, et c'est le travail que nous faisons aujourd'hui.

Leila : Selon Nielsen IQ, 61% des consommateurs américains associent le développement durable à la protection de la planète, tandis que 26% seulement l'associent à des contributions sociétales. Credo a été actif sur des questions telles que l'approvisionnement éthique en Mica, voyez-vous la transparence éthique comme la prochaine étape pour l'industrie ?

Annie : Oui, en effet. Je pense que les gens achètent des produits de beauté, de la bière ou des voitures, et qu'ils s'investissent beaucoup plus dans la recherche d'informations avant de choisir un produit. Il peut s'agir d'une source d'ingrédients, d'un emballage, de ce que dit un fondateur sur les médias sociaux... il peut s'agir de tous ces éléments à la fois. La génération Z est la plus exigeante de tous les clients, et elle attend de vous que vous mettiez tous ces éléments en place. Ils veulent que le produit soit tout cela, avec un prix d'entrée de gamme, une apparence et une sensation agréables. Ils veulent tout cela. Et cette génération grandit, elle a plus de pouvoir d'achat, et ce sont ces marques qu'elle recherche. Je pense donc que c'est une période très excitante.

Leila : L'éducation est l'un des principaux piliers de Credo - quels outils et techniques utilisez-vous pour éduquer les consommateurs ?

Annie : Nous avons une équipe de formateurs et nous investissons la plus grande partie de notre temps en termes de préparation à la vente dans les formations. Notre rêve est de faire en sorte que nos marques soient aussi bien connues sur les lieux de vente que les fondateurs de ces marques les connaissent eux-mêmes. Nous voulons que nos vendeurs connaissent parfaitement nos marques, c'est pourquoi nous consacrons la majeure partie de notre temps à la formation, en termes de connaissance des produits de la marque, mais aussi en ce qui concerne nos normes. Je dirais que le client le plus engagé que nous ayons chez Credo est probablement celui qui attend un enfant. Ces personnes sont généralement très investies dans les choix qu'elles font.

Leila : Dans une précédente interview accordée à Vogue Business, vous avez parlé d'aller "au-delà de la clean beauty", pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par là ?

Annie : Il s'agit vraiment d'aller au-delà de la liste des ingrédients à usage restreint et de comprendre que le client a adopté une vision beaucoup plus holistique de ce que signifie pour lui la clean beauty ou green beauty. Cela concerne l'emballage, les personnes, l'éthique... une véritable transparence. Je peux dire par expérience que l'industrie de la beauté est assez opaque et qu'elle n'est pas toujours très ouverte sur ce que contiennent les produits et sur l'identité des personnes avec lesquelles ces marques travaillent. Credo n'a en aucun cas tout compris, mais nous creusons dans des domaines qui devraient être très transparents pour le client. C'est ce que les gens attendent aujourd'hui.

Lorsque je parlais d'aller au-delà de l'aspect clean, c'est parce que les gens ont tendance à entendre "clean beauty" et à penser aux ingrédients, et c'est tout. Mais nous nous apprêtons à franchir cette année notre première étape en matière d'emballage durable, où nos marques partenaires doivent atteindre un contenu PCR de 50 % ou plus. Nous avons lancé cet objectif en 2020 et c'est à cela que nous avons consacré la majeure partie de notre temps. Du point de vue des ingrédients, c'est beaucoup plus simple : avez-vous ces ingrédients ou non ? Mais en ce qui concerne l'emballage, nous nous sommes vraiment rapprochés de nos marques partenaires pour leur dire que nous devions faire mieux. En fin de compte, c'est ce que nous devons faire. La réalité est que nous sommes dans une industrie où nous vendons des produits, et si vous faites cela, alors investissez dans des choses qui sont tout simplement meilleures pour les gens et la planète.

CE QUE L’ON RETIENT

  • Les consommateurs veulent des options de plus en plus saines qui correspondent à leur mode de vie et s'informent avant de se décider à réaliser un achat.

  • Les marques doivent être prêtes à investir davantage et à travailler plus dur pour obtenir des résultats remarquables et faire progresser la culture de la clean beauty. Elles doivent approfondir leurs recherches et faire appel à des plateformes technologiques pour les aider à valider les ingrédients et les matériaux.

  • L'emballage reste un point de friction majeur pour l'industrie de la beauté et constitue une préoccupation majeure pour les consommateurs motivés par le développement durable.

  • Les jeunes consommateurs ont une définition beaucoup plus large de la clean beauty, qui englobe le contrôle des ingrédients, l'emballage, l'approvisionnement éthique et l'objectif social.

  • Les retailers devraient axer leurs efforts sur la formation du personnel et les services afin de répondre au niveau de connaissance des consommateurs et d'améliorer l'expérience de découverte des produits dans les magasins.

Pour en savoir plus sur notre key territory pour 2024, Symbiotic Progress : S'adapter pour un avenir meilleur, contactez l'équipe Cosmetics IC dès aujourd'hui pour obtenir votre exemplaire de notre White Book 2024 : The Age of Thrill. Un grand merci à la merveilleuse Annie Jackson, et à tous nos brillants speakers invités à MakeUp in Los Angeles 2024 !